Woodkid, de retour sur Lyon pour un concert plein d’émotions

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Le 8 juin dernier a eu lieu le concert le plus attendu de l’édition 2013 des Nuits de Fourvière. Vendues en seulement trois jours, les places du concert étaient recherchées de fond en comble sur les réseaux sociaux pour le premier concert à Lyon de la révélation de l’année : Woodkid.

Evidemment en tant que grande fan de l’artiste depuis la sortie de son premier EP, je me postais de pied ferme devant la billetterie de la Fnac ce lundi 25 mars à 11h pour obtenir le fameux ticket d’or.

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Et pour cause, l’artiste aux multiples talents était accompagné par l’orchestre national de Lyon pour nous présenter son premier album « The Golden Age », un album salué unanimement par la critique.

Malgré une pluie qui s’était invitée en fin de journée, les gradins et la fosse du théâtre antique de Lyon étaient pleins à craquer. La pluie s’est cependant arrêtée dès  l’arrivée de Woodkid comme voulant laisser résonner la musique de l’artiste lyonnais dans toutes les collines de Fourvière. C’est Harold Martinez (la première partie du concert) qui n’a pas dû être flatté.

Très ému et la larme à l’œil, « l’enfant des bois » apparu sur scène après une introduction spectaculaire sur fond de tambours battants et fumigènes à gogo. C’est un public enflammé et déchaîné muni de poncho et de sac poubelle sur la tête qui a accueilli l’artiste dans sa ville natale, casquette sur la tête et barbe bien garnie.

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C’est avec générosité et sincérité que Woodkid commença son concert en interprétant la douce chanson « Baltimore Flireflies ». Le silence est de rigueur et l’émotion est à son comble.

Après avoir scruté des yeux ébahis la foule en délire, c’est avec une voix tremblotante que Yoann Lemoine, de son vrai nom, lança « C’est très bizarre pour moi de revenir sur Lyon » « j’ai habité à 150 mètres d’ici, c’est dingue ! » « Ca fait maintenant deux ans que nous sommes en tournée et j’ai dit à mon tourneur que si y’a bien une chose que j’aimerais faire, c’est les Nuits de Fourvière ». Puis il enchaîna avec la chanson « Where I live ».

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Photo par mybandmarket.com

Assister à un concert de Woodkid c’est assister à un véritable spectacle avec des jeux de lumières à couper le souffle et des vidéos très « woodkidienne » diffusées sur un écran au fond de la scène. Une mise en scène qui vous montre toute l’étendue de l’univers singulier de l’artiste chanteur/réalisateur. En effet c’est en tant que réalisateur que Yoann Lemoine s’est fait connaître, notamment grâce à des clips de Katy Perry, Lana Del Rey, Drake, ou encore Moby et Rihanna.

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C’est avec une gestuelle de rappeur  et une énergie folle que Woodkid poursuit son concert avec les 14 chansons qui composent son album, le fameux « Iron » aux 20 millions de vues sur Youtube, ou encore « Run Boy Run » et bien évidemment « I Love you » qu’il nous annonce comme une véritable déclaration à sa ville : « Lyon, j’ai quelque chose à vous dire … I love you ». Entre chaque chanson, le chanteur s’arrête plusieurs minutes, micro à la main et yeux grands ouverts, pour regarder la salle comble comme s’il n’en croyait pas vraiment ses yeux.

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Une pluie de coussins (oui vous avez bien lu) s’abat dans le théâtre antique, amorcée par le public pour montrer à l’artiste son enthousiasme. Ce qui provoqua les fou-rires de ce dernier et de ses musiciens qui jouaient le jeu en renvoyant les coussins dans la foule. Mais face à 10 000 coussins personnes la bataille est vite gagnée.

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Woodkid leva le drapeau blanc avec une dernière « surprise », une version épurée du titre Iron accompagnée des violons et le la contrebasse de l’orchestre national de Lyon. Il termina en remerciant le public lyonnais et promit de revenir très bientôt.

Woodkid on aime ou on n’aime pas, mais selon moi son univers est un assemblage parfait entre le monde cinématographique où David Lynch aurait mis son grain de sel et une pop symphonique orchestrée de cordes et de cuivre auquel sa voix rauque au timbre envoûtant vient se greffer. L’artiste se pose comme le chef d’orchestre d’une musique luxuriante, mélancolique, lyrique et voire même apocalyptique. A travers son album « The Golden Age » Woodkid ne veut exprimer la potentielle fin du monde, mais seulement la fin de la période de l’enfance et de l’innocence propre à chacun.

Le concert était rediffusé en direct sur le site d’Arte et est disponible en différé pendant 6 mois ici.