Top 3 des meilleurs jeux Zelda de tous les temps

Les jeux de la série The Legend of Zelda ont fait parler d’eux. Tout le monde en a au moins entendu parler, sinon joué à un épisode. L’histoire reste globalement la même : sauver la princesse. Cependant derrière ce simple objectif réside dans chaque volet un style différent, et c’est ce qui rend la franchise si fascinante. On me pose souvent la question « Quel est le meilleur Zelda ? », je préfèrerai qu’on me demande « Quel est le Zelda que tu préfères ? », car ça me semble bien plus adapté. On entend souvent que Ocarina of Time est le meilleur de la série, mais c’est purement subjectif, comme le sera la suite de cet article. Je vais cependant me pencher sur 3 des jeux Zelda que j’ai adoré et évidemment justifier tout ça.

3. Twilight Princess

The Legend of Zelda : Twilight Princess
Le jeu sort en même temps que la Wii, nouvelle console de salon de Nintendo, le 8 décembre 2006. J’attendais beaucoup ce nouvel opus, pour la simple idée de jouer à un Zelda un peu plus sombre que les autres. Il faut dire aussi que l’épisode précédent, Wind Waker, avait fait réagir certains fans, qui expliquaient qu’ils trouvaient le jeu « trop cartoon ».

Histoire

Link apparaît au début de l’histoire comme un simple fermier qui vit en paix avec ses amis; quand soudain de vils orcs attrapent les enfants du village ! Notre héros part à leur poursuite et se retrouve face à un énorme rideau noir, orné de motifs étranges; puis se fait soudain attraper par une main qui semble sortir du rideau, et se fait happer à l’intérieur. Lorsque Link se réveille, il est dans une cellule, elle-même dans un monde sombre, transformé en loup. Une créature nommée Midona, qui sera notre partenaire durant cette aventure, aide Link à s’enfuir et lui explique ce qu’il doit faire s’il veut retrouver ses amis : repousser le crépuscule qui a envahi les terres d’Hyrule.

Le Zelda sans conteste le plus sombre

Les bêtes de l'ombre

Tout au long du jeu, on sera amené à alterner la forme de loup et la forme humaine pour se servir des attributs respectifs à chaque forme, comme l’odorat entre autres pour la forme de loup. Et c’est justement ça que j’apprécie particulièrement dans cet opus, c’est le crépuscule. Chaque territoire offre une toute autre vision une fois libérée du crépuscule, ce qui donne au jeu une dualité très agréable.
Cette atmosphère lugubre et assaillante nous suit tout le long du jeu, et on peut avoir quelques moments d’angoisse en entrant dans le royaume du crépuscule, à la fin du jeu. Si encore une fois Ganondorf est le grand méchant, il est assez peu présent dans le volet, et est même d’ailleurs présenté assez tard; le jeu réserve beaucoup de surprises intéressantes et c’est pour moi un épisode très marquant dans la série.

Un monde et des ennemis variés

Joute sur le pontOn ne peut pas vraiment qualifier Twilight Princess de linéaire; toute la contrée d’Hyrule regorge de quêtes annexes et de petites surprises optionnelles qui rendent le jeu vivant et plaisant. On a la possibilité de s’adonner à la pêche, de chercher des insectes, de récupérer des âmes de spectres, ou bien encore combiner tout ça pour rechercher l’ensemble des réceptacles de cœur, objets cruciaux qui augmenteront votre jauge de vie.
Les donjons n’ont rien à envier aux autres opus. Longs mais captivants, on aura droit à chaque fois à une fantastique scène propre au donjon et à un boss souvent impressionnant.
Au cours de l’aventure, on fera face à des ennemis plus différents les uns que les autres, que ce soit par leur apparence ou la manière de les vaincre. Je me souviendrai personnellement longtemps du combat contre le commandant orc, à dos de sanglier, sur le pont. Link, également sur son fidèle destrier, affrontera l’ennemi dans une joute spectaculaire.

2. Ocarina of Time

Ocarina of Time
Le fameux. The Legend of Zelda : Ocarina of Time sort le 11 décembre 1998, environ un an après la sortie de la Nintendo 64, première console de Nintendo capable de faire tourner des jeux en 3D. Ce jeu était extrêmement attendu par les fans; la date de sortie a été plusieurs fois repoussée et il aura fallu quatre années à la firme pour sortir cet opus.

Histoire

Tout commence dans une forêt d’Hyrule peuplée d’enfants de la forêt, nommé Kokiris. Navi, une jeune fée, vient réveiller Link, un jeune adolescent, pour lui annoncer que le grand arbre Mojo a fait appel à lui. En effet, un homme venu du désert a jeté une malédiction sur le vénérable Mojo et cherche à conquérir Hyrule. Après avoir apaisé l’agonie du vieil arbre, Link part à la recherche de Zelda, la princesse d’Hyrule, qui sait peut-être qui est cet homme du désert.

Présent et futur

Link, prêt à changer d'époqueOn apprend alors que son nom est Ganondorf, et qu’il recherche la Triforce, relique qui donne à son possesseur un pouvoir divin, pour atteindre son objectif. Link doit alors trouver la Triforce avant lui. Mais Ganondorf finit par comprendre les intentions de Zelda et part à sa poursuite. Dans sa fuite, elle lance au héros l’objet qui représente le centre du jeu : l’Ocarina du Temps.
Cet instrument vous ouvrira la porte du voyage entre le présent et le futur de Link. Dans la peau de Link adolescent, vous voyagez dans un monde paisible. Tandis que dans la peau de Link adulte, Ganondorf a pris le contrôle d’Hyrule et vous êtes le seul à pouvoir l’arrêter. Il est intéressant de se servir de ce bond dans le temps pour faire interagir les deux époques; par exemple, on aura la possibilité de planter une graine dans le présent pour faire apparaître une feuille mouvante dans le futur. Même si le schéma narratif de chaque volet de la série est, à quelques points près, toujours le même, on prend plaisir à vivre cette aventure entre les époques. Présente dans ce volet bien avant Twilight Princess, Epona la jument, permet à Link de parcourir Hyrule de la même manière que son descendant sur Wii.

En avance sur son temps

Link face à GanondorfCe qui fait la force de cet opus, c’est sa quasi-parfaite réalisation. Première aventure de Link en 3D, les graphismes étaient pour l’époque révolutionnaires, car les joueurs étaient habitués au prédécesseur « A Link to the Past », qui est également un excellent opus. Encore aujourd’hui, même si les polygones rendent le jeu un peu vieillot, il n’a pas perdu de son charme et n’importe quel nouveau joueur sera émerveillé par l’univers qu’offre ce volet. L’apparition de la 3D n’a en rien empiété sur le gameplay, qui est très intuitif et était très innovant.
La bande-son quant à elle, n’a pas pris une ride. Au fil de l’aventure, vous apprendrez à jouer certaines mélodies avec votre ocarina, vous savourerez les musiques des régions que vous visiterez… A chaque moment, on s’inclinerait presque devant un tel travail. De très nombreux joueurs pensent que peu de musiques de jeu rivalisent avec celles-ci.
Et nous n’oublierons pas évidemment les donjons mémorables et les boss impressionnants qui sont apparus en même temps que la 3D. Beaucoup de quêtes annexes également, qui donne au jeu une durée de vie énorme. ce jeu est sans conteste devenu un modèle pour ses descendants. On notera par ailleurs que son descendant sur Wii, Twilight Princess, reprend beaucoup de ces éléments.

1. The Wind Waker

The Wind Waker
A l’annonce de la GameCube, les fans de Zelda s’imaginaient déjà jouer un Link très détaillé parcourant les plaines d’Hyrule sur Epona, un genre d’Ocarina of Time 2. Et quand Miyamoto annonce The Wind Waker, il s’attire les foudres de certains, trouvant les graphismes trop enfantins. Mais après avoir eu le jeu en main, on finit par changer d’avis et se mettre d’accord sur le fait que ce style graphique novateur rend le jeu extrêmement beau. The Wind Waker sort sur GameCube le 3 mai 2003.

Histoire

La trame se déroule mille ans après Ocarina of Time. Hyrule telle qu’on la connaissait n’est plus qu’une légende ; l’océan a tout englouti et les habitants vivent sur de petites îles. On incarne donc Link, le descendant du héros du Temps de Ocarina of Time. Pour ses douze ans, il reçoit le « costume du héros » qui est une réplique exacte de la tenue qu’avait le héros du Temps. C’est alors qu’un énorme oiseau surgit sur l’île, portant une jeune fille dans ses serres. Link part à sa recherche et apprend que cette jeune fille est une pirate nommée Tetra. Cependant, l’oiseau est quelque peu rancunier et décide kidnapper la petite sœur de Link ! Il part alors avec Tetra et son équipe pour la sauver.

Voyage en mer

I'm on a boat !Link fera quelque temps plus tard la rencontre du Lion Rouge, un bateau doté de la capacité de parole. Grâce à lui, Link va pouvoir sillonner les eaux à la recherche des îles sur lesquelles il doit se rendre. Pour se diriger, Link utilise la Baguette des Vents pour changer la direction du vent. Il y a beaucoup d’îles inconnues à visiter pour les quêtes annexes.
La carte au début de l’aventure est complètement vide, et se remplira au fil de l’aventure. Cela donne un charme certain à l’aventure en mer, une certaine sensation d’exploration de terrains inconnus qu’on ne retrouvait pas dans Ocarina of Time. C’est le point fort de ce jeu, la non-linéarité, une liberté totale, et c’est ce qui m’a fait craquer personnellement. J’ai tout simplement adoré me balader aux quatre coins de l’océan à la recherche des trésors, à faire beaucoup de détours pour pouvoir tout explorer. Nintendo a essayé de réitérer l’expérience dans Skyward Sword dans les airs, mais ça reste moins captivant que les eaux de cet opus.

Le cel-shading, un ajout nouveau et sublime

Les expressions sont làLes graphismes de ce jeu, à première vue enfantins, donnent une nouvelle vie aux personnages du jeu : ils ont des expressions du visage qu’on ne retrouvait pas dans les volets précédents. Que ce soit un regard du coin de l’œil pour observer l’ennemi, ou alors une expression de douleur quand il se fait frapper, on est subjugué par la capacité de Link a pouvoir nous dire ce qu’il ressent sans qu’il ne dise un mot, pour la première fois dans un jeu Zelda.
Et ce n’est pas seulement applicable au cas de Link, ça l’est aussi pour les ennemis. Ils ont bien cette petite tête du bourrin sans cervelle qui fait une tronche stupide quand on le frappe. Et ça vaut également pour les personnages secondaires. Tout est rendu vivant dans ce jeu. Les environnements sont détaillés, et le cycle jour/nuit est présent. Bref, le cel-shading n’a pas plu à tout le monde, mais en tout cas, je maintiens que c’est une réussite artistique, qu’il nous rend plus proche de ce jeune Link, malgré son air enfantin.